Un coin de paradis à l’atmosphère chargée d’histoire

Ancienne ferme, ancien hôtel devenu restaurant ¨[cliquez],« Mon Rêve » est aujourd’hui un sympathique camping, installé en un lieu idyllique. Serti dans un véritable écrin de verdure de la botte du Hainaut, entre Robechies et Bailièvre, le camping, la pêcherie et le restaurant « Mon Rêve » pourraient être confondus par les prémices de l’éden.

Baigné par l’atmosphère de cet endroit idyllique, on s’imprègne aisément de son histoire riche en rebondissements. Sans doute construit au XIXe siècle, le bâtiment était autrefois une ferme.Après la 1er guerre mondiale, Edouard Finet et son épouse Louisa Deschamps eurent l’idée de la transformer en hôtel qu’il baptisèrent « Mon Rêve ».

Leurs initiales (F & D) sont encore gravées dans le carrelage de l’actuelle taverne. L’initiative ne manquait pas d’audace. Et pourtant elle se révéla fructueuse : originaire de Charleroi, Edouard Finet savait en effet que les riches industriels de la région du Centre cherchaient un coin tranquille pour se reposer.

L’encart publicitaire qui vantait les mérites de l’hôtel allait d’ailleurs en ce sens :

« Situation idéale, centre d’excursions, bois, étang de la source de Morgnis, jeux divers, dix chambres, vie de famille, cuisine bourgeoise ».

L’électricité, elle, provenait carrément d’une fabrication locale.  A l’époque, l’hôtel « Mon Rêve » était spécialisé dans le poisson à l’escavêche. Et au milieu du grand  étang, on peut encore apercevoir la canardière, utilisée autrefois par les chasseurs.

Dans les années 60, les grands-parents de Mademoiselle Déborah Lepage, co-propriétaire du camping et des étangs avec Monsieur Yannis Benbetka, reprennent l’établissement pour se consacrer à la restauration. Depuis lors, le « Rêve » n’a plus quitté la famille. Et ce, malgré un terrible incendie qui ravagea le bâtiment en 1973. Aujourd’hui, l’endroit fait le bonheur des pêcheurs, mais aussi des campeurs qui installent leurs caravanes, tentes ou motor-homes aux  emplacements prévus, en bordures des Etangs.

Le doux rêve se prolonge ...